Ce que vous risquez de ne pas voir sur la RD910…

Communiqué de presse (extrait)

Extrait (communiqué des associations locales de Sèvres et de Chaville)
5 octobre 2020

Le préfet des Hauts-de-Seine vient de signer l’arrêté de « déclaration d’utilité publique » autorisant l’engagement du projet de requalification de la RD 910 sur les communes de Sèvres et de Chaville. Si les associations signataires confirment l’utilité d’une requalification de cet axe, elles jugent que le projet actuel passe totalement à côté des enjeux climatiques, de la biodiversité et des conséquences et enseignements de la crise sanitaire que nous vivons.

Malgré les fortes mobilisations des associations locales, des élus et des citoyens, les services techniques du département restent figés sur un projet du « monde d’avant ».

Le projet confirme l’abattage de 192 arbres matures soit plus de 60% des arbres existants, réduisant drastiquement la capacité d’évapotranspiration des arbres qui est pourtant si nécessaire à la lutte contre les îlots de chaleur pendant les épisodes caniculaires. Les arbres ont une fonction essentielle pour atténuer les impacts du réchauffement climatique et pour la protection de la biodiversité. Nous demandons que l’impact climatique du projet soit évalué et pris en compte et que les arbres soient préservés.

Le projet maintient les pistes cyclables sur les trottoirs alors qu’il est déjà démontré que cette solution est accidentogène pour les piétons et qu’elle sera dans l’incapacité d’absorber les flux et les vitesses déjà mesurées sur les « coronapistes » actuellement en place. Cette option est par ailleurs à contre-courant du projet de RER V (Réseau Express Régional Vélo) développé par la Région Ile-de-France ainsi que le récent « plan vélo » du Gouvernement. En outre, le projet ne donne aucune priorité à la circulation des bus, dont le 171, qui est très fréquenté. Nous demandons que les solutions proposées par les associations soient testées (comme par exemple une bidirectionnelle centrale à Chaville) avant d’arrêter un choix. Nous demandons que les enseignements soient tirés de l’usage des « coronapistes » et que les projets pour faciliter et sécuriser la pratique du vélo de la Région et du Gouvernement soient étudiés et intégrés.

Enfin, sur la prise en compte de la gestion de l’eau et la possibilité de mieux prendre en compte les eaux de source et la réhabilitation du Ru de Marivel, le département se contente de prendre l’engagement d’étudier cette possibilité avec les autres collectivités locales mais refuse d’envisager le moindre impact sur le projet lui-même. Nous demandons que la renaturation du ru de Marivel ou de ses sources soit partie intégrante de la requalification envisagée.

Les associations signataires se tiennent à la disposition des services du département pour faire réellement de cette requalification un projet d’utilité publique et environnementale et au service du public et de l’environnement.

Signataires :

  • « Chaville environnement » et « environnement 92 »
  • « La Ville à Vélo »
  • « Val de Seine Vert »

Pour plus détails, lire le communiqué complet…


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