Une démarche plus globale qu’il n’y paraît

Dans transition écologique, il y a bien deux termes qui sont aussi importants l’un que l’autre.

Le plus simple et de commencer par définir l’écologie en politique.

Celle-ci couvre notamment les actions suivantes :

    • Faire face au changement climatique en réduisant les émissions de CO2 et en s’adaptant
    • Réduire les pollutions de toutes sortes
    • Préserver les ressources naturelles, renouvelables ou pas
    • Sauvegarder et favoriser la biodiversité

Premier constat : il revient aux écologistes d’expliquer que l’écologie est la condition matérielle et nécessaire de toutes les activités humaines sur terre. La culture, le social, la démocratie et l’économie ne peuvent exister sans le sous-jacent vital qu’est l’écologie. Les écologistes aiment à dire que l’écologie est la « matrice » du reste.

Deuxième constat : Il y a un déséquilibre croissant entre les activités humaines et l’écologie. L’objectif de la transition écologique est donc bien de rétablir progressivement une compatibilité entre les sociétés humaines et l’écologie. L’économie est un des volets des activités humaines.

Qu’est-ce que la transition ?

La transition est donc l’ensemble des moyens et de l’organisation dont on se dote pour assurer un retour à l’équilibre écologique.
La manière d’y arriver, donc la conduite de la transition, est la condition nécessaire pour réussir l’écologie. Et c’est là que reviennent la culture, l’éducation, le social, la démocratie et l’économie !
La crise des gilets jaunes a bien montré que lorsqu’on ignore la transition, on n’atteint pas l’objectif écologique. La transition intègre donc nécessairement le social car sans celui-ci l’acceptabilité « du chemin à parcourir » par les plus fragiles n’est pas au rendez-vous. La transition intègre la culture et l’éducation, car sans changement fondamental des valeurs des schémas mentaux, on sera encore dans le « toujours plus ». La transition a besoin de la démocratie participative, car sans adhésion collective, on entrave le chemin de l’écologie. Enfin, la transition peut aussi utiliser le moteur de l’économie et de la finance, comme le propose le projet Time for the Planet (https://www.time-planet.com/fr) auquel notre ville pourrait adhérer. Mais l’économie seule ne suffira pas pour assurer la transition.

Voici une définition de la transition écologique trouvée dans la revue Reporterre :


Mouvement ayant pour objectif la transformation progressive de nos sociétés industrielles en sociétés soutenables, c’est-à-dire ne dégradant pas le milieu naturel qui leur permet d’exister.

En quoi la transition écologique se distingue-t-elle du développement durable ?

Voici la définition classique du développement durable :



Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Première différence : le développement durable met au même niveau l’écologique, l’économique et le social, alors que l’écologie est justement la condition d’existence des deux autres composantes.

Deuxième différence : le développement durable présuppose que les activités humaines peuvent continuer à se développer. Pour certains écologistes, le développement durable est un oxymore permettant de faire passer la pilule de la poursuite du développement dans un monde fini.

Troisième différence : dans sa définition, le développement durable suppose que la satisfaction des besoins « du présent » peut être compatible avec celle les besoins des générations futures, or tout démontre que pour atteindre un équilibre écologique, il faut justement remettre en cause « les besoins du présent ».

En conclusion, la transition écologique remplace et dépasse le développement durable devenu totalement obsolète !

Mais la transition écologique a elle-même ses propres limites…