Note des membres chavillois d’EELV qui ont participé au JDE 2026, du 20 au 22 août à Grenoble.

1       Version simplifiée : courte avec des points « À retenir »

1.1     SUJETS INTERNATIONAUX

1.1.1             L’Europe et l’immigration

  • Aider SOS Méditerranée (ou toute autre association d’aide aux migrants) qui n’a plus de financement et qui est asphyxiée.
  • Plus nous serons nombreux à soutenir, même symboliquement, les associations, moins l’Europe pourra fermer les yeux et continuer à agir de façon inique.

SOS MEDITERRANEE est une association européenne de sauvetage en mer

1.1.2                 Conflit Israël – Palestine

  • Soutenir la campagne Boycott Désinvestissement et Sanction (BDS) jusqu’à à ce qu’Israël respecte le Droit International : personnellement mais aussi via les associations.
  • Idée pour les collectivités territoriales : Utiliser l’expo de Mounir et la faire tourner.
  • Faire connaître et relayer l’appel pour la campagne « bloquons la machine de guerre israélienne ».

Que boycotter ? – BDS France

1.1.3             Pêche en haute mer, entre mythes et réalité

  • Avoir conscience de l’opacité des règlement internationaux et de l’exploitation des salariés pêcheurs en Haute Mer
  • Lutter contre la pêche industrielle au détriment de la pêche artisanale : surpêche et perte d’emplois
  • Soutenir la mise en place d’Ecolabels, et de la traçabilité – ne pas consommer trop de produits de la mer et faire preuve de vigilance alimentaire
  • Encourager tout amélioration du Traité de la Haute Mer qui est très insuffisant

1.1.4             BREXIT 10 ans après

  1. version complète

1.1.5             Pour une véritable politique alimentaire : du local à l’Europe

  1. version complète

1.2     SUJETS SOCIETAUX

1.2.1             Dominations héritées, accusations inversées, pour une écologie décoloniale du bien commun

  • Le racisme antiblanc n’existe pas, il s’agit de discrimination. Le terme « racisme antiblanc » c’est la négation de l’histoire du racisme.
  • La gauche ne doit pas tomber dans le piège de dire parfois que « oui la personne (racisée) a peut-être fait ou dit quelque chose qu’elle n’aurait pas dû faire ou dire »
  • Il ne faut rien laisser passer sur le sujet
  • Double fracture coloniale et écologique : le système extractiviste similaire à l’exploitation humaine
  • La colonialité, c’est la persistance des structures de domination et des hiérarchies sociales, raciales et épistémiques issues du colonialisme, qui continuent d’organiser le monde contemporain.
  • La France n’est pas encore prête à assumer son passé colonial et pratique encore la « colonialité ».

1.2.2          La lutte contre la solitude, une lutte contre le capitalisme

Par Paul Klotz, essayiste attaché à la Fondation Jean Jaurès.

  • L’IA, après avoir détruit votre mémoire, va détruire votre capacité de réflexion.
  • Il y a une intégrité de l’esprit humain : c’est de la responsabilité de la puissance publique de la préserver. à Faire connaître la notion de « Droit de l’esprit humain ».
  • Moratoire interdisant les compagnons IA en-dessous de 15 ans (principe de précaution).

1.2.3             Quelles leçons ont été tirées du mouvement des Gilets Jaunes ?

  • Prôner le partage des doléances et leur prise en compte dans les programmes pour 2027.
  • Montrer l’Allemagne en exemple sur le chemin qu’elle prend pour sa souveraineté énergétique.

1.2.4             Écologie et anticapitalisme

  1. version complète

1.2.5             Inégalités de genre

  1. version complète

1.2.6             Entreprise

  1. version complète

1.2.7             La prospérité écologique

  1. version complète

1.2.8             « Quelle place pour le numérique dans une société écologiste » ?

Le numérique étant un outil de pouvoir on ne dénumérisera pas mais nécessité de pousser partout à la prise de conscience et de soutenir les lanceurs d’alerte.

Devoir de différencier “les numériques” de transformer collectivement les usages, ne pas continuer dans la direction actuelle de l’IA, lutter démocratiquement et faire de l’éducation populaire.

1.2.9              « Comment construire des institutions locales face à l’échec de la représentation »

  1. version complète

1.2.10        PFAS et Cadmium

  1. version complète

1.2.11        « Ce que la grande distribution ne veut pas que vous sachiez »

  1. version complète

1.2.12        « Comment construire des institutions locales face à l’échec de la représentation des invisibilisé.e.s ? »

  1. version complète

1.2.13        Du militantisme au mandat : renforcer le pouvoir d’agir avec la société civile (DE)

  1. version complète

1.3     SUJETS RÉGALIENS

1.3.1             Santé mentale

  • Déployer une politique socio-environnemental et une collaboration intersectorielle
  • Les Conseils Locaux pour la Santé mentale (CLSM) sont un outil à mettre en place et à faire vivre dans toutes les communes.
    NB : existe à Chaville et par rapport à ce qui a été dit durant l’atelier est assez dynamique cf. lien https://www.ville-chaville.fr/demarches-infos-pratiques/sante-solidarite/sante-mentale-1320.html
  • Déployer des points d’écoute sous différentes formes et en dehors des lieux connus ex stands marché

1.3.2             Loi « Permis de tuer » (loi sur la présomption de légitime défense de la police) (ICM)

Appel à manifester à la rentrée contre cette loi (cf. Les appels des organisations).

1.3.3             La fiscalité, levier d’égalité et de bifurcation écologique.

« La grande transmission (9000 Milliards d’€ seront transmis par héritage d’ici 2040) doit venir financer la grande transition ».

1.3.4             Quels droits pour les animaux dans notre société

  • Depuis 2022 dé-prioritisation de la condition animale, absence de stratégie sur le long terme
  • Gros recul sur les conditions de l’élevage et le bien-être animal avec la loi d’urgence agricole
  • Pour la campagne 2027 CAP demande : création d’un ministère de la condition animale, la constitutionnalisation de la sentience de l’animal et un référendum sur 5 mesures clés
  • Actuellement les Associations se battent essentiellement pour éviter les reculs

1.3.5             Précarité énergétique

  1. version complète

1.3.6             Audiovisuel Public

Cout de l’audiovisuel public : 40€/an et par habitant soit un peu plus de 3€ par mois

En comparaison :

  • Suisse 100€/an
  • GB (BBC) 60€/an

1.3.7             Inondations, fissures, tempêtes…. Face au climat qui assure ?

  1. version complète

2        Version complète

2.1     Plénière de lancement – Marine Tondelier

 L’écologie

A propos de l’antienne selon laquelle les écologistes seraient pour la privation des libertés :

  • Toute politique publique implique des limites,
  • La liberté (première valeur de notre devise nationale) n’est pas l’absence de contraintes,
  • Image du navigateur (« façon Vendée Globe ») empruntée à Loriane Mouissé qui va sortir à la rentrée son livre La liberté des limites:

C’est parce que le navigateur connait ses contraintes (les vents, les courants, les récifs) qu’il peut tracer sa route et être libre.

On ne peut pas être libres « malgré » notre dépendance aux écosystèmes, nous ne pouvons être libres que si nous les connaissons et en prenons soin. C’est la spécialité des écologistes.

Autre image du Titanic, exemple du « bijou de technologie », « insubmersible », « libre ».

« On peut se croire insubmersible mais l’iceberg n’est pas tenu de partager votre opinion » 😊

Tacle de Macron et de sa photo dans Paris Match, symbole de sa « pétro masculinité » (néologisme défini en 2028 par Cara Daggett). Ce n’est pas de cette « puissance » exhibitionniste dont on a besoin, mais d’une puissance qui organise et donne les moyens d’agir (en particulier le service public), et qui prend soin de ce qui la fait vivre.

L’Union pour 2027

Les faits islamophobes ont augmenté de 88% en 1 an, l’antisémitisme a aussi augmenté de façon préoccupante, la lutte contre toutes les discriminations ne doit pas être traitée comme un supplément d’âme.

Risque de l’arrivée du RN au pouvoir. Il ne reste que 8 mois pour un sursaut collectif à gauche. Chacun de nos partis (de gauche) détient une partie de la solution. Les Écologistes seront toujours du côté de l’Union.

La vidéo : « Pour l’écologie, pour l’union ! » : discours de Marine Tondelier aux Journées d’été des Écologistes

2.2     SUJETS INTERNATIONAUX

2.2.1             L’Europe et l’immigration

La Méditerranée est le plus mortel des chemins migratoires. 35000 personnes y sont officiellement décédées depuis 2014.

Défaillances majeures de la politique de migration européenne, avec 3 phénomènes concomitants :

  1. Depuis 2014 : la fin du programme italien Mare Nostrum suite au changement politique en Italie mais aussi parce que le programme n’était payé que par l’Italie !
  2. L’externalisation sur la rive Sud des opérations de sauvetage. L’Europe sait qu’elle transfère les opérations à des pays (Le Maroc et la Tunisie) qui n’ont pas les moyens et qui pratiquent des interventions non pas visant à sauver les gens mais à ramener les gens en Lybie. Or le droit international dit qu’il n’est pas possible de renvoyer les personnes là d’où elles viennent où elles estiment risquer leur vie.
  3. Tout est fait pour asphyxier les associations de sauvetage. On les pénalise juridiquement pour les condamner à des amendes ou des blocages administratifs.
  4. Il y a un manque de formation des capitaines des bateaux de marine marchande au sauvetage en mer. Ils ne sont pas en mesure d’intervenir auprès des frêles esquifs de réfugiés.

Océan Viking intervient au large de la Lybie. Le bateau ne peut faire qu’un sauvetage à la fois (règle de la mer ?). Lorsqu’il sauve 40 personnes alors que le bateau peut en héberger 500, il y a une perte énorme d’« efficacité ».

Il doit débarquer les exilé.es dans des ports éloignés, les bénévoles embarqué.es perdent 6 jours aller et 6 jours retour pour une nouvelle intervention. Ils se découragent.

Règlement « retour » 2008

Avant, les personnes avaient droit à 20 à 30 jours pour quitter le territoire. Aujourd’hui on peut enfermer les gens jusqu’à 30 mois, voire à vie pour les personnes considérées comme dangereuses pour la sécurité.

Les gens y compris les enfants sont enfermés dans les Centres de retour.

De nombreux jeunes enfants sont pourtant nés pendant le trajet suite aux violences sexuelles subies par les femmes sur leurs parcours… quel avenir ont-ils ?

Ce que j’en retire (et qui a été fortement demandé) : continuer (ou commencer) à aider SOS Méditerranée (ou toute autre association d’aide aux migrants) qui n’a plus de financement et qui est asphyxiée. Plus nous serons nombreux à soutenir, même symboliquement, les associations, moins l’Europe pourra fermer les yeux.

2.2.2             Conflit Israël – Palestine

Avec :

  • Anne Tuaillon, présidente de l’association France-Palestine Solidarité
  • Linda Sehili, secrétaire nationale de la Campagne Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS)
  • Mounir Satouri, Eurodéputé, président de la commission des droits humains
  • Khalid Allahham, docteur en droit international, chercheur à l’Université de Birzeit/Palestine

Association France-Palestine

Les médias ont tendance à présenter la condition palestinienne comme un fait divers, on donne des dates d’événements, de troubles, mais on oublie la violence culturelle, la situation de colonisation, le nettoyage ethnique, l’acte d’expulser pour remplacer. Or c’est un processus pas un fait.

L’État d’Israel est en fait une organisation militaire qui s’empare du pouvoir, qui procède à un embrigadement de masse et qui relève du fascisme : attaques au Liban, Yémen …

Campagne BDS: Boycott Désinvestissement et Sanctions

Campagne lancée par les Palestiniens en 2005 inspirée du boycott à l’époque envers le régime d’Apartheid d’Afrique du Sud, pour que les sociétés civiles fassent pression sur leurs gouvernements.

Action éthique, citoyenne, rassemble plusieurs partis politiques, associations…

C’est une campagne qui ne vise pas des personnes mais des institutions.

L’objectif est de mettre un coup d’arrêt à l’image que peut donner Israël d’un état démocratique, de casser l’image d’ « État fairplay ».

Par exemple :

  • Boycott des magasins Carrefour car il existe des liens avec Israël (par ses fournisseurs)
  • Les organisations syndicales au sein des entreprises appellent à boycotter HP (qui fabrique tous les équipements destinés aux check points et d’autres équipements militaires). Il y a un kit militant sur le lieu de travail pour porter des motions interpellant les dirigeants pour éviter de renouveler le matériel informatique chez HP.
  • La CGT Spectacle a rejoint la campagne BDS

3 points à contredire à chaque fois qu’ils sont mis en avant sur le boycott :

  1. Le boycott est illégal (Le CRIF a tenté des procès): Non ! C’est parfaitement légal.
  2. Ça ne fonctionne pas. Faux : par exemple, les magasins Biocoop ont abandonné les dattes israéliennes
  3. La campagne est antisémite : non ! le boycott vise un système colonial et tous les liens économiques qu’il peut y avoir avec cet État.

Mounir Satori :

Préside la commission des droits de l’homme au Parlement Européen.

Il demande la suspension de l’accord d’association entre l’Europe et Israël. Ce n’est pas une sanction c’est respecter ce qui a été signé. Aucune arme européenne ne devrait arriver en Israël.

Cette suspension n’a pas été votée faute d’unanimité sur le sujet au Parlement Européen.

Il y a besoin que les citoyens s’engagent. Mounir a mis en place une exposition pour la Palestine (présente aux JDE) à disposition pour tourner dans les collectivités territoriales.

Macron a dit que la France ne livrait pas d’arme « létale » à Israël.

Mais on livre des systèmes qui permettent de faire des rafales de balles (cherchez l’erreur) !…

Il y a un appel unitaire des syndicats pour ne pas participer à un transport militaire.

Appel tout le mois d’octobre 2026 une campagne « bloquons la machine de guerre israélienne ».

Ce que j’en retire :

  • Soutenir la campagne Boycott Désinvestissement et Sanction (BDS) jusqu’à à ce qu’Israël respecte le Droit International : personnellement mais aussi via les associations.
  • Idée pour les collectivités territoriales : Utiliser l’expo de Mounir et la faire tourner.
  • Faire connaître et relayer l’appel pour la campagne « bloquons la machine de guerre israélienne .

2.2.3             Pêche en haute mer, entre mythes et réalité

Intervenant-es : Elisabeth Vallet, directrice de l’ONG Ethic Ocean

Corinne Archambaud, inspectrice à la fédération internationale des transports ITF – syndicat international des marins-

Jean-Louis Roumégas, député

Opacité organisée du Secteur Maritime que ce soit en matière de conditions sociales des gens de mer à bord des navires de pêche en Haute Mer à l’international ou de la préservation des ressources et de l’activité.

  • Peut-on parler de pêche durable si les conditions de travail ne le sont pas ? Exploitation des “Migrant fishers”. En 2024 9,1% des marins embarqués en Bretagne = étrangers – Exploitation humaine malgré la convention OIT No 188 – Travail de l’ONG Ethique Océan
  • Surpêche dûe essentiellement à la pêche industrielle – 1/3 des espèces pêchées est en surpêche
  • La pêche artisanale représente 80 % des pêcheurs français mais non représentés dans le Comité des pêches avec lequel le gouvernement dialogue
  • Produits de la mer = PREMIERE DENREE ECHANGEE DANS LE MONDE – 75 % de la consommation française vient de l’importation – Conso en France 35 kgs/ personne / an une des + importante d’Europe
  • 20 à 30 % de ce qui est commercialisé ne correspond pas à l’étiquette pbs de dénominations, et de traçabilité notamment de la pêche illégale

Il manque une Convention Collective Internationale et des règles de “fair transport”

Quelques Écolabels des produits de la mer. Actuellement MSC label international de pêche durable mais qui n’intègre pas la dimension socio -économique. Label “Pêche durable” = très complexe et peu adopté par les pêcheries.

Quotas : décidés au niveau Europe mais ne suivent pas les recommandations des scientifiques

PROGRES :

  • Air marines protégées (et renforcées) objectif = 30 % + en crée en haute Mer – 1% en France !
  • Ré-équilibrage des subventions pêche artisanale/ pêche industrielle
  • Opération internationale avec mise en place de moyens de surveillance (police – radars)

UN SUCCÈS :

Ratification du Traité Haut de mer mais absence de contraintes et US – Canade et Inde non signataires (à noter la Méditerranée n’est pas classifiée comme Haute Mer)

2.2.4             BREXIT 10 ans après

  • Situation paradoxale : constat de plus en plus partagé que le Brexit a été un échec pour les gens, mais le mouvement REJOIN (rejoindre l’UE) est encore faible et dispersée.
  • BREGRET (“regret du Brexit”) pour 57% des gens
  • LABOUR incertain (Keith Starmer a fait voter l’extension de 5 à 10 ans le délai nécessaire de présence Uk pour obtenir la citoyenneté UK)
  • LibDem et Greens pro-Rejoin
  • Convaincre les partis GREENS, LIBDEM, PLAID CYMRU (pays de Galles) et SCOTTISH NATIONAL PARTY de garantir dans leur programme électoral d’ouvrir des discussions “Rejoin”
  • Building progress : pic de bêtise en 2022/23 quand les pro Brexit voulaient effacer toute la régulation issue de l’UE. Puis depuis 2023, ces revendications stupides ont été progressivement retirées du débat public (Accord de Windsor sur l’Irlande etc).
  • Besoin de mobiliser les jeunes (âge moyen de bascule pro- /anti- Brexit: 36 ans), les classes populaires, les descendants d’immigrées etc
  • Le mouvement REJOIN pense que la GB peut revenir dans l’UE d’ici 10 ans.
  • Les décès des vieux conservateur.ices a permis de faire basculer l’opinion UK contre le BREXIT vers 2019. Dans cette période, grande confusion politique : le LABOUR de Corbyn était flou sur le Brexit; les jeunes Tories étaient anti-Brexit.
  • Podcast à suivre : BOLD POLITICS
  • Le modèle européen est le plus satisfaisant de tous en termes de valeurs (face aux modèles USA, russe, chinois etc): un argument clé pour la bataille culturelle auprès des citoyen•nes

2.2.5             Pour une véritable politique alimentaire : du local à l’Europe

L’atelier redémontre l’engagement fort des écologistes à tous les niveaux et surtout la cohérence de l’engagement du local à l’Europe.

David Cormand est fier d’avoir pu obtenir un financement européen pour expérimenter la sécurité sociale de l’alimentation.

D’autres élus travaillent pour une refonte des marchés publics afin de sortir l’alimentation de la « concurrence libre et non faussée », même si des astuces existent pour contourner cette exigence.

Autre particularité des Écologistes : avoir un regard sur ce qui se passe dans d’autres pays européens comme l’Italie et l’Allemagne (intervention de Bianco Minotti).

Au niveau local, c’est clairement le levier de la restauration collective qui doit être activé par les élus écologistes.

2.3     SUJETS SOCIETAUX

2.3.1             Dominations héritées, accusations inversées, pour une écologie décoloniale du bien commun.

Il y a une double fracture coloniale et environnementale. La domination de la nature va avec la domination des personnes minorisées. Nous sommes dans le même système extractiviste qui a créé les plantations : on extrait le travail de l’homme et le travail de la terre au bénéfice de personnes qui ne créent pas le rapport avec la terre.

Un mot désigne la situation : la colonialité, c’est à dire la persistance des structures de domination et des hiérarchies sociales, raciales et épistémiques issues du colonialisme, qui continuent d’organiser le monde contemporain.

Les colonies ont vécu la dé-colonialisation, par les luttes pour l’indépendance mais elles sont toujours dans un système de colonialité. La déshumanisation du travail des humains existe encore aujourd’hui.

  • Il y a encore des hiérarchies
  • La séparation du corps et de l’esprit est une vision coloniale, comme l’idée que l’homme est au-dessus de la nature
  • Et certains humains n’ont pas plus de valeur que la nature.

Exemple du chlordécone :

La banane a toujours vécu avec le charançon. Le chlordécone est apparu pour approvisionner la métropole, au mépris de la santé des humains habitant les ex-colonies.

Inversion des accusations.

Les personnes racisées sont accusées de :

  • Racialisme
  • Wokisme
  • Séparatisme
  • Communautarisme

Répertoire langagier bien pratique pour disqualifier les personnes racisées.

Exemple du mot « Communautarisme » : au départ c’est neutre, c’est un droit humain

Mais en France, un des principes non-dits de l’Etat Nation c’est qu’il se construit en opposition aux principes de communautés. L’État dit : « la communauté c’est moi ».

Dans notre pays l’idée de communautarisme est négative, elle sous-entend le terrorisme.

Par ailleurs, le concept de laïcité permet d’ignorer l’islamophobie.

Le racisme anti-blanc est une formule utilisée à dessein par l’XD. Pour un acte d’agression envers une personne blanche, un terme existe déjà : la discrimination. Parler du racisme antiblanc (à la place de la discrimination antiblanc) c’est nier toute l’histoire, le système global. Or le racisme n’est pas une accumulation d’actes individuels.

C’est malin stratégiquement de la part de l’XD car si tout peut devenir du racisme, alors cela ne sert à rien de lutter contre le racisme en général.

Les personnes racisées qui s’expriment dans l’espace public sont victimes de racisme.

Loi sur la restitution des œuvres d’art, défendue par Mathilde Ollivier.

Contexte : 96% du patrimoine africain est en dehors de l’Afrique.

Même si Mathilde est heureuse qu’un texte ait pu être voté dans un contexte par ailleurs très compliqué au Parlement Européen, elle formule des critiques majeures de ce texte :

  1. La droite a gommé le mot colonisation. On parle de restitution sans mentionner le contexte de domination qui a entraîné la spoliation. Derrière le vol des œuvres, il y avait un principe de déshumanisation, de suppression des cultures et des religions.
    Les objets peuvent être désormais restitués dans un cadre et à l’issue d’un processus bien définis. Ont été créés :
    • Un comité d’experts avec des représentants des pays concernés
    • Une commission purement française => il reste donc qqchose d’asymétrique
  1. Il faut pouvoir montrer que les objets ont été subtilisés sous la contrainte ou par la violence. Or il est difficile dans un contexte systémique colonial de le prouver.

Ce que j’en retire :

  • Le racisme antiblanc n’existe pas, il s’agit de discrimination. C’est la négation de l’histoire du racisme
  • La gauche ne doit pas tomber dans le piège de dire parfois que « oui la personne (racisée) a peut-être fait ou dit quelque chose qu’elle n’aurait pas dû faire ou dire »
  • Il ne faut rien laisser passer sur le sujet
  • Double fracture coloniale et écologique : le système extractiviste similaire à l’exploitation humaine
  • La colonialité, c’est la persistance des structures de domination et des hiérarchies sociales, raciales et épistémiques issues du colonialisme, qui continuent d’organiser le monde contemporain.
  • La France n’est pas encore prête à assumer son passé colonial et pratique encore la « colonialité ».

2.3.2             La lutte contre la solitude, une lutte contre le capitalisme.

Par Paul Klotz, essayiste attaché à la Fondation Jean Jaurès.

En France 40% des moins de 25 ans souffrent de solitude subjective (enquête IPSOS (?)). La solitude objective concerne 10% de la population. Le chiffre est stable mais la proportion augmente avec le grand âge. En termes de santé, être seul équivaut à fumer 15 cigarettes par jour 

Ces phénomènes de solitude ont des conséquences politiques. Moins nous sommes sensibles à l’autre plus notre société se délite.

La solitude est le résultat direct du capitalisme et du néo libéralisme 

  • Autrefois, la seule solitude qui existait était une solitude choisie. Il y a eu une bascule à la fin de la seconde guerre mondiale, avec l’entrée dans la société de consommation. Le statut social n’est plus lié au nombre de personnes que l’on connaît mais à l’accumulation de richesses : les autres sont des rivaux. Ceci entraîne une disparition du lien humain.
  • Néo libéralisme : croyance que l’individu est le seul maître de son destin de ses réussites ou de ses échecs « Je ne vaux que par ce que je fais » 
  • Toutes les structures communautaires qui obligeaient les gens à se connaître ont disparu :
    • Les syndicats 
    • Les grands partis politique de masse
    • Les structure familiales 

Le capitalisme numérique a compris qu’il y a intérêt à maintenir la solitude : la solitude est un fonds de commerce.

Principe des plateformes : plus l’utilisateur utilise un contenu, plus son auteur est rétribué. Le but est de maximiser le temps d’usage, de faire des gens captifs. On est captif quand s’échapper de son utilisation quotidienne à un « coût » plus important que d’y rester. Ceci va avec l’atrophie des compétences relationnelles.

Principe des enchères sur Instagram : la moitié des contenus qui sont suggérés à l’utilisateur résultent de son profilage.

Instagram met en concurrence plusieurs annonceurs sur une niche. Les enchères d’une personne seule montent plus haut que celles des autres. La personne seule vaut relativement plus cher sur le marché de l’attention. Elle a une incitation à la consommation de contenu plus forte.

Toute cette solitude organisée permet de vendre des services qui visent ensuite à lutter contre la solitude créée par les plateformes.

Google a acheté Replica (« mon ami IA ») en promouvant la lutte contre la solitude.

OPEN AI a fait une étude qui montre que l’IA émotionnelle devient manipulatrice.

Chemin vers le totalitarisme

Étude du CREDOC : 7% des moins de 40 ans déclarent une relation amoureuse avec une IA

Reprise de la pensée d’Hanna Arendt dans Les origines du totalitarisme : la principale source du totalitarisme c’est la désolation, la désolation c’est la solitude subie.

La force du totalitarisme c’est de casser les organisations.

Un truc en plus : briser toute capacité de résistance intérieure chez l’individu. Il n’aura plus les capacités intérieures de concevoir la possibilité de résister.

La solitude produite par la plateforme numérique entraîne une baisse des capacités mémorielle et langagière qui s’érodent par la surexposition aux écrans et aux plateformes. C’est un mécanisme débilitant.

Aujourd’hui on voit la solitude comme un problème sociétal :

Une « défaillance de marché » en économie, c’est une situation dans laquelle la théorie néo classique selon laquelle le marché se régule tout seul est mise en défaut. Quelqu’un fait du profit et personne n’arrive à lutter. 

La solitude fait exploser les dépenses de santé mentale.

L’insomnie coûte 40 milliards à la société.

Ceux qui en profitent s’enrichissent sans avoir la responsabilité de régler les problèmes

qu’ils créent. Nous payons pour que les autres s’enrichissent.

Mesures proposées :

  • Sur l’enfance : la Commission sur la surexposition aux écrans a formulé une proposition révolutionnaire : « n’interdisons pas les RS mais exigeons qu’ils fassent la démonstration qu’il n’y a aucun mécanisme d’addiction ou de manipulation dans leurs services » 
    Validation a priori par un comité d’experts qui s’assurerait du caractère « non manipulatoire »
  • Face a la vague de l’IA : moratoire interdisant l’usage des compagnons IA aux moins de 15 ans, en application du principe de précaution 
  • Sur le reste de la population : plus vous êtes pauvre, plus vous êtes seul. La solitude est aussi produite par la disparition des structures sociales. Proposition d’un service public du bénévolat : il y a plein de collectivités à la recherche de bénévoles à Création d’une base de données des actions bénévoles dans chaque collectivité locale.
  • Qqchose que l’on n’a jamais politisé : le droit de l’esprit humain.
    L’arrivée de l’IA, après avoir détruit votre mémoire, va détruire votre capacité de réflexion.
    Il y a une intégrité de l’esprit humain : la responsabilité de la puissance publique.
    Rédiger une Déclaration universelle pour les droits de l’esprit humain.

Chaque fois qu’il y a une loi, le conseil constitutionnel pourrait vérifier que ce texte est conforme aux droits de l’esprit humain

Exemple qui montre le chemin : en ce moment aux USA, 29 États américains poursuivent Meta pour la mise à disposition dans l’outil des filtres « chirurgie esthétique ».

Ils ont un effet délétère sur une partie des personnes ( les jeunes femmes ? ): ils dégradent leur confiance en elles.

Proposition de supprimer le décompte de « Like » pour éviter cette forme de concurrence.

Ces 29 États américains estiment que cela dégrade l’esprit humain.

Ce que j’en retire :

  • L’IA, après avoir détruit votre mémoire, va détruire votre capacité de réflexion.
  • Il y a une intégrité de l’esprit humain : c’est de la responsabilité de la puissance publique de la préserver. à Faire connaître la notion de « Droit de l’esprit humain ».
  • Moratoire interdisant les compagnons IA en-dessous de 15 ans (principe de précaution).

2.3.3             Quelles leçons ont été tirées du mouvement des Gilets Jaunes (GJ) ?

Avec :

  • Deux représentant.es du mouvement dont Sabrina Haerinck,
  • Deux député.es français.es ( Olivier Faure (PS), Marie Pochon (Les écologistes) ),
  • Sven Giegold ( allemand, membre de l’alliance 90/Les Verts-Die Grünen, ex-député européen ),
  • Marion Bet (chercheuse à l’IDDRI, ayant étudié le mouvement des GJ.

Les GJ se sont engagés à cause de la colère ressentie pour des décisions qui étaient prises sans prendre en compte leur vie quotidienne. Leur représentante explique qu’elle évitait déjà les déplacements pour limiter ses dépenses. La hausse du prix de l’essence a été la goutte de trop. Ils demandaient le référendum d’initiative citoyenne (RIC) ou populaire (RIP)

Ils retiennent :

  • la violence des forces de l’ordre (860 violences policières remontées) les incarcérations, le « deux poids deux mesures ». Un GJ a perdu un œil et a eu un traumatisme crânien, il a été indemnisé de 13000 €…. Lorsque l’on voit un ancien président avec juste un bracelet électronique.
  • que quelque d’assez fort s’est passé sur ces ronds-points 
  • le député écologiste Jérémie Iordanoff n’a jamais répondu aux invitations des GJ de sa circo… (☹)

Les GJ posent 4 questions auxquelles ils demandent à O Faure et à M Pochon de répondre sans langue de bois :

  • Êtes-vous pour ou contre un dédommagement aux personnes qui ont subi des violences ?
  • Êtes-vous pour ou contre l’établissement de la responsabilité de l’Etat et pour des enquêtes pour retrouver les responsables ?
  • Droit au « RIP total » 
  • Blocage du prix de l’essence.

Marion de l’IDRI relève que dans les médias il y a eu un cadrage très insatisfaisant. On a présenté le mouvement comme hostile aux questions environnementales, or le sujet climat est pourtant présent dans la pétition.

3 enseignements :

  • Les citoyens attendent que les politiques s’occupent des enjeux du quotidien. C’est une opportunité de faire en sorte que la Transition Ecologique (TE) soit l’occasion de croiser ces sujets 
  • La perception de l’écologie dépend des modes de vie que l’on mène ( ville / campagnes) 
  • La demande gouvernementale de contribution à l’effort économique national n’est pas perçue de la même manière selon son niveau de contraintes.
    Sanctionner le carburant c’est sanctionner des gens qui ont le sentiment de contribuer : « c’est dingue d’être taxé pour aller travailler ! »

Quand on dit que les GJ sont rétifs aux préoccupations environnementales, c’est se tromper. Et par ailleurs celles et ceux qui prônent l’écologie ne sont pas exemplaires, par exemple ils pratiquent encore beaucoup les déplacements en avion.

Il est temps de reconnaître que les classes populaires sont écologistes dans leur manière de vivre 

Olivier FAURE 

Ce qu’a produit le mouvement : le Grand Débat. Ses conclusions ont été détournées 

Le RIP a été le message le plus unifiant.

C’est après la destruction de l’arc de triomphe qu’il y a un début de réponse et de l’argent libéré. C’est la preuve d’un dysfonctionnement : à quel moment est-on entendu ? 

En tant que député, on représente chacun.e 110000 personnes, les conventions c’est une bonne idée pour faire entrer les citoyens dans les débats.

Les classes populaires participent bcp plus à la TE que celles et ceux qui en parlent bcp. 

Ce n’est pas aux plus précaires qu’il faut faire la leçon.

Réponses aux questions

  • Favorable à l’amnistie. Reconnaît la légitimité du mouvement et la justice qui a la main lourde envers celles et ceux qui manifestent pour le bien commun 
  • Problème de doctrine policière. Des gens n’osent plus manifester parce qu’ils ont peur.
    L’État a pris un bad buzz sur Sainte Soline. Présomption de légitime défense : horreur absolue 
  • RIP apparaît pour la première fois dans un programme du PS.
    Macron avait dit 1 million de signatures permettra d’enclencher un RIP. Il ne l’a pas respecté.
    Faure promeut le « Droit d’amendement citoyen », à partir de 30 000 personnes. Il y aurait un engagement de donner la réponse des décisions, à celles et ceux qui ont signé l’amendement. 
  • Blocage des prix : fausse bonne idée.
    Si les prix sont bloqués en France, le risque c’est que des vendeurs aillent sur d’autres marchés.
    Plutôt développer l’alternative à la mobilité fossile .

Marie POCHON

Marie dit qu’elle n’est pas porte-parole du parti, et qu’elle ne peut pas répondre directement aux questions posées au nom du parti.

Elle rappelle qu’elle était bénévole dans l’association Notre Affaire à tous au moment où l’association déposait un premier recours climatique contre l’État français, aux côtés de Greenpeace France et Oxfam France. C’était au même moment que le mouvement des GJ et François de Rugy avait dit que l’Etat ne pouvait rien faire parce que « la population ne veut pas ». Mais durant toutes les vacances de Noël, les GJ avaient repris la pétition. En tout il y avait eu 2,3 Millions de signatures ! ( Mieux que Duplomb )

Marie Pochon préfère :

  • Taper au portefeuille ceux qui peuvent 
  • Mettre fin à l’impuissance de l’Etat ! En matière de rénovation énergétique : 25% des ménages font tout seuls. Pour les incendies : les gens s’organisent seuls. Dans les campagnes, les gens se partagent des vieilles voitures à 30 ou 40 villageois parce qu’il n’y a pas de solution de mobilité collective disponible.
    Elle fustige les réponses de Macron et Barbut qui font des appels aux dons pour reforester !!
    Le sentiment qui prédomine, c’est que l’on fait mieux nous-même !
  • Analyser et rouvrir les doléances. Elle a porté au Parlement une résolution pour rouvrir les doléances. Elles devaient être disponibles sur un site en open source avant les élections présidentielles !

Le député allemand :

Il est important que le choix écologique soit moins cher que le choix « polluant » !

L’Allemagne – au moment du Pacte Vert – a :

  • investi dans l’énergie renouvelable,
  • donné des subventions pour acheter une voiture électrique,
  • mis en place le « billet allemand » ( billet de train), au début on pouvait utiliser tous les trains pour 9 € par mois, maintenant c’est 60 € par mois.

Les conservateurs ont souhaité se débarrasser du billet allemand, mais ils n’ont pas complètement réussi.

  • a établi une loi sur la répartition du prix du carbone : la répartition de la taxe carbone est variable entre propriétaires et locataires, selon le niveau d’isolation des logements. 

Il est souvent dit que l’Allemagne a rallumé ses centrales à charbon, c’est faux : l’Allemagne est sortie du nucléaire et baisse le charbon (La désindustrialisation a aidé un peu..).

 ! L’Allemagne est sortie du nucléaire et elle a massivement développé les énergies renouvelables

Il y a 6 300 000 producteurs d’électricité en Allemagne !

(Remarque perso : pour avoir traversé l’Allemagne en vélo l’année dernière, je dois avouer que j’ai été bluffée par le nombre d’éoliennes ! Pas un paysage un peu dégagé était « éolienne-free » !! A un point où je me suis dit que ça ne passerait pas en France…)

Ce que j’en retire :

  • – Prôner le partage des doléances et leur prise en compte dans les programmes pour 2027.
  • – Montrer l’Allemagne en exemple sur le chemin qu’elle prend pour sa souveraineté énergétique.

2.3.4             Écologie et anticapitalisme

Les classes populaires ont 3 contraintes face au réchauffement climatique : emploi, transport et logement.

Elles craignent de perdre deux fois: à cause du réchauffement climatique et à cause des politiques libérales de transition climatique qui ne visent qu’à culpabiliser les ménages notamment populaires – ce qui les poussent vers la “coalition fossile”.

Alliance écologique et sociale (Solidaires) – 5 mesures d’urgence sont proposées aux partis (d’ici qq semaines):

  1. Emploi – transformer sans licencier
  2. Services publics à moins de 30 min de transport
  3. Moins de routes (200 projets en cours !) et plus de trains
  4. Santé – sortie des pesticides
  5. Logement digne – Rénovation énergétique

Attacher les droits sociaux (ancienneté, formation, etc) à la personne et non à son contrat de travail – une idée révolutionnaire.

Promettre la reconversion

Décalage d’avantages sociaux entre les conventions collectives du secteur de départ (ex: petrochimie) et d’arrivée (ex: panneaux solaires).

Rq de DE : « perso, je trouve que cet atelier a été assez pauvre ».

2.3.5             Inégalités de genre et transition écologique

Malheureusement dans la plupart des programmes d’adaptation aux changements climatiques, les besoins de toutes les catégories différentes de l' »homme senior » ne sont pas pris en compte. C’est évident dans l’urbanisme et les transports par exemple.

Le Gender power, la Petro-masculanité sont dominants, comme par exemple les road coal aux USA mais aussi la sécurisation des déplacements actifs où seule l’accidentologie est considérée . Or les violences faites aux femmes ont augmenté pendant et après le covid. Coût de la délinquance principalement masculine 95Mds€ / an.

Pourtant les injonctions de sobriété sont majoritairement portées par les femmes

Petit souci : la réaction à l’extinction lumineuse est genrée.

Réflexion sur les mères solo. Montpellier Saint Ouen, Lyon et Paris XV ont des approches publiques qui émergent pour une transition juste.

II6, les jeunes face à la militarisation

En 2026, l’état met en place des « temps » de défense dans le cursus scolaire à partir de la 6eme. L’objectif est d’acculturer les jeunes à la défense.

À l’université, il s’agit plutôt de partenariats avec les sociétés de la défense et l’armée avec l’octroi de « bonus de défense »

Il faut savoir que les étudiants sont devenus des précaires et recevoir 800€/mois pour s’inscrire dans une préparation militaire est une sacrée aide financière.

De fait, il s’agit d’un programme « systémique » d’acceptation de la finalité militaire qui est mise en place par le gouvernement. Or présenter le service militaire comme une période d’équilibre et d’apprentissage, c’est reconnaître l’échec de l’école.

La réponse des écologistes au « va t en guerre » est la défense globale (alimentaire, territoriale, démocratique, intellectuelle, etc).

2.3.6             Entreprise

Rappel de la théorie du “Donuthttps://www.oxfamfrance.org/actualite/la-theorie-du-donut-une-nouvelle-economie-est-possible/

Référence à la Robustesse / Olivier Hamant https://larobustesse.org/?PagePrincipale

Pourquoi une contradiction entre l’entreprise et la société ? À cause du capitalisme. Trois problèmes sociaux:

  1. Temporel – pas les mêmes horizons
  2. Spatial – les capitaux de l’entreprise peut se délocaliser
  3. Rationalité – valeurs différentes / dissonance entre valeurs individuelles et valeurs des entreprises
  • Comment réconcilier travail réel / travail prescrit – démocratiser le travail pour redonner le pouvoir aux salariés
  • Comment réconcilier travail global et travail local
  • Comment réconcilier travail effectué / travail payé ?

Ces trois enjeux doivent être travaillés par les salariés face au capital

L’IA est là mais la réalité est qu’il y a plus de salarié•es en France exposé•es au travail pénible.” Hadrien Clouet, député LFI.

Témoignage d’une cheffe d’entreprise de l’ESS (SCOP) qui démontre que d’autres formes d’entreprise sont possibles. Elle a été élue cheffe d’entreprise par ses salariés et les écarts de salaires sont serrés. Elle présente également l’action de la Convention des Entreprises pour le Climat qui vise à faire bifurquer les modèles d’affaires des entreprises vers le régénératif, c’est à dire de s’encastrer dans les limites planétaires.

Une intervenante (Dorothée Browaeys) présente la comptabilité CARE (Comptabilité Adaptée au Renouvellement de l’Environnement) et aussi ViVoices, une structure qui forme des représentants de la nature pour la gouvernance de l’entreprise (Vivoices – Donner voix à la Nature et aux Générations Futures dans la Gouvernance ).

Un représentant des Collectifs (salariés engagés pour le vivant) témoigne de la volonté des salariés d’être actifs dans l’entreprise (LES COLLECTIFS).

Marie Toussaint (Accueil – Notre Affaire à Tous) rappelle que des actions en justice peuvent aussi être menées pour contraindre les entreprises à respecter le vivant et le climat.

2.3.7             Plénière « Dessine-moi la prospérité écologique »

Participants : Mounir Satouri Député Européen – Marylise Léon Scerét. Nat CFDT

Interrogations :

  • qu’est-ce qu’une vie “prospère” au 21ème siècle ?

Croiser économie/ Travail/ Sciences/ sociales/ politique pour transformer les indicateurs et traîter les indicateurs de santé comme des indicateurs politiques, l’amélioration du bien-être n’étant pas parallèle à l’amélioration du PIB

On est en train de devenir une société d’héritiers.
Enquête Ipsos la fortune héritée représente 60% du patrimoine, contre 30% dans les années 70. 9000 milliards vont être transmis d’ici 2040 !

« La grande transmission va financer la grande transition » .

La conception ancienne de la liberté (économique) était liée à la croissance mais les sociétés sont liées aux écos-systèmes. La connaissance des éco-systèmes permet d’accéder à la liberté = nous n’avons plus besoin de la croissance, l’économie devient un outil, une boussole

  • Qu’est ce que la sobriété ?

Le 1er scénario de sobriété énergétique en 79 par Bercy était un scénario de baisse de la consommation.

En philosophie politique la sobriété est la garantie que chacun a suffisamment pour bien vivre

La CFDT défend non le pouvoir d’achat mais le ”pouvoir de vivre” pour ne pas se détourner du collectif et a créé le Pacte du Pouvoir de Vivre en 2019 avec 18 organisations – environnementales, de solidarité et d’éducation, mutuelles et syndicats – qui a construit 66 propositions pour répondre à l’urgence sociale et écologique de notre pays.

Livre à venir (septembre 2026) d’Anne-Laure Delatte – “Riches ensemble” une étude sur la prédation en cours de notre modèle social qui ouvre le champ aux Entreprises privées pour compenser la perte de qualité des Services Publics malgré les impôts élevés

« L’alternative des années qui viennent est simple : face à la crise écologique et aux risques géopolitiques, mutualiser pour vivre mieux, ou laisser la plupart d’entre nous s’appauvrir seuls. »

2.3.8              « Quelle place pour le numérique dans une société écologiste » ?

Intervenant•es : Nicolas Bonnet, député écologiste du Puy-de-Dôme

Romain Couillet, chercheur transdisciplinaire et auteur de « Comment démanteler le numérique ? » Anne Alombert, philosophe de la technique et des technologies

Avons-nous pris la mesure du bouleversement en cours et des limites planétaires ?

Le rôle des écolos est d’amener de la réflexion, croiser l’intérêt général et un usage sobre.

Devoir écolo : penser l’alternative.

La doctrine du parti est définie : réduire le gigantisme et de favoriser la « technodive­rsité ».

Pour analyser l’impact du numérique s’interroger sur :

  • projet politique
  • modèle économique
  • Fonctionnalités technologiques

Et les dimensions :

  • environnementale,
  • sociale,

-Opinion très tranchée de RC favorable au démantèlement du numérique et hostile à l’IA

“si on est écolo on ne peut pas vouloir le numérique”. Parler de numérique soutenable est un oxymore !

Le numérique est un outil du capitalisme pour augmenter la croissance dans un monde industriel, sans limite, avec une accelération grandissante (décalage prométhéen de l’humain avec le numérique.) et génère la prolétarisation des individus du fait de la délégation de savoir à l’outil.

-Comment sortir du numérique en réduisant les impacts matériels, logiciels ?

Quelques états et l’UE régulent mais il y a majoritairement un manque de volonte et une majorité “techno béate” sans réflexion face aux algorithmes de commercialisation opaque, aux recommandations technologiques opaques.
Danger du projet de loi de simplification pour l’installation des Data Center

RC : le Numérique étant un outil de pouvoir on ne dénumérisera pas mais nécessité de pousser partout à la prise de conscience et de soutenir les lanceurs d’alerte.

AA: devoir de différencier “les numériques” de transformer collectivement les usages, ne pas continuer dans la direction actuelle de l’IA, lutter démocratiquement et faire de l’éducation populaire.

2.3.9              « Comment construire des institutions locales face à l’échec de la représentation des invisibilisé.e.s ?

Trois intervenantes témoignent de parcours très différents et complémentaires :

Aïssata Deme, membre des Assemblées de Quartier explique la création, le parcours et l’arrivée au pouvoir d’une liste citoyenne issue des quartiers populaires de la ville de Mantes-la-Jolie, menée par Adama Gayé, 34 ans.

Au départ, la liste de gauche, menée par LFI tente de raccrocher les personnes issues des quartier populaires « derrière » eux. Cette attitude ne plaît pas. Ils décident alors de mener une liste autonome sans portage politique. Au premier tour, ils arrivent en deuxième position, derrière le maire sortant loin devant la liste LFI.

Adama est à la fois issus des quartiers populaires et diplômé de Sciences Po.

Ce témoignage met en évidence deux choses :

  • une tentative de récupération maladroite par une liste de gauche des enjeux des quartiers populaires
  • la possibilité via des listes citoyennes de donner accès au pouvoir des personnes issues des quartiers populaires

Sabrina Haerinck, ex-gilet Jaune et ex conseillère de Chambéry, autrice du livre « citoyenne à part entière, récit d’un coup du sort ».

Sabrina explique qu’on est venu la cherchée, en tant que Gilet Jaune, pour figurer sur une liste de collectif citoyen à Chambéry en 2020 via un tirage au sort sur les listes électorales. Elle a un parcours qui coche toutes les cases de l’exclusion, de l’éloignement de la politique et se retrouve pourtant élue.

Elle explique aussi des désillusions après les élections, notamment dans le fonctionnement de la municipalité : pression de la tête de liste pour qu’elle se conforme aux pratiques dominantes, mécanismes de rapport de force, refus de se soumettre à la « hiérarchie » municipale, maintien de sa liberté de parole, etc.

Ce témoigne illustre qu’il ne suffit pas d’intégrer des personnes issues des parcours plus populaire : il faut aussi accepter leurs différences et s’y adapter.

Yasmine Bouagga, Maire du 1er Arrondissement de Lyon

Elle explique comment elle s’est retrouvée maire du 1er arrondissement de Lyon. C’est à la fois ses compétences mais aussi son profil « issu de la diversité » qui ont joué en sa faveur. D’une certaine manière, elle conteste ce dernier point et confirme qu’elle a hésité à venir à une table ronde sur les « invisibles » car elle ne veut plus être rangée dans cette case, mais être reconnue pour ses compétences. Le 1er arrondissement n’est pas un quartier populaire mais plutôt de classes supérieures.

Ce témoignage illustre qu’à un moment donné, la question des « origines » doit s’effacer pour laisser place à la personne et ses compétences propres.

Lors du débat, l’animateur a appelé la salle a voté pour ou contre les quotas pour l’inclusion des personnes éloignées de la politique. La salle a voté largement « pour » et les trois intervenantes ont voté fermement « contre ». En revanche, la discussion sur un quota limitant le nombre de personnes issues des classes dominantes, comme le propose Démocratiser la Politique, a reçu un accueil favorable, même si Adama et Yasmine se retrouveraient de fait dans le quota de classe dominante !!!

2.3.10        PFAS et Cadmium

En introduction, Pierre (médecin) nous informe que les cancers pédiatriques augmentent chaque année de 0,3%.

La population vieillit mais avec un environnement cancérogène de plus en plus important, donc la fin de vie est souvent liée à des maladies de type cancer ou dégénérative.

Les industriels pointés du doigts accusent les lanceurs d’alerte de marchands de la peur (à l’image des industriels du tabacs et les marchands du doute).

Concernant certains risques professionnels, il existe par exemple depuis 2020 un fond d’indemnité des victimes des pesticides, mais qui ne concerne que les professionnels les utilisant (principalement le monde agricole).

2.3.11        « Ce que la grande distribution ne veut pas que vous sachiez »

Pour rappel, sur 100€ acheté de produits en magasin seulement 7 à 8 euros revient aux agriculteurs.

Dans la logique de marge des distributeurs, les produits industriels qui sont en “tête d’affiche” (Nutella, Coca…) sont à hauteur de 7 à 9% tandis que les produits plus “premium” ayant une clientèle aisée sont margé entre 35 à 50% (le bio par exemple)

Il existe plusieurs catégories de produits à vendre :

  • Prix bas (low cost, eco+..) représente 11% des vente, les marges sont très serrés par le process industriel est viable car optimisé
  • Produits différenciés (label Rouge, BIO/équitable), 8% des ventes, très margé car clientèle ciblée
  • Best-seller (Coca/Nutella, camembert President…), seulement 1% du catalogue des grandes surfaces mais en gros volumes, marge en dessous des 9% (alors qu’en général les marges vont de 20 à 35%). C’est le fabricant qui impose son prix car grosse concurrence.
  • Tout le reste du catalogue, marché tendu pour les fournisseurs car très concurrentiel entre eux (frais et primeur)

Afin de compenser les marges faibles des “Best-seller” les grandes surfaces tirent les prix des fruits et légumes chez les agriculteurs afin d’obtenir des marges confortables à la revente.

Les fruits et légumes sont les 1er concernés, le bio est le plus impacté (avec des exemples de KG de pommes ou fraises à plus de 53% de marge alors que le producteur ne bénéficie pas des prix élevés)

Cela engendre un éloignement des acheteurs à faible pouvoir d’achat des produits dit “sains” comme les fruits et les légumes.

En exemple de panier pour une famille (2,3 personnes par foyer, moyenne nationale) :

Panier produits conventionnel : 435€

Panier produits Bio : 695€

Soit 60% plus cher.

2.3.12        « Comment construire des institutions locales face à l’échec de la représentation des invisibilisé.e.s ? »

Trois intervenantes témoignent de parcours très différents et complémentaires :

Aïssata Deme, membre des Assemblées de Quartier explique la création, le parcours et l’arrivée au pouvoir d’une liste citoyenne issue des quartiers populaires de la ville de Mantes-la-Jolie, menée par Adama Gayé, 34 ans.

Au départ, la liste de gauche, menée par LFI tente de raccrocher les personnes issues des quartier populaires « derrière » eux. Cette attitude ne plaît pas. Ils décident alors de mener une liste autonome sans portage politique. Au premier tour, ils arrivent en deuxième position, derrière le maire sortant loin devant la liste LFI.

Adama est à la fois issu des quartiers populaires et diplômé de Sciences Po.

Ce témoignage met en évidence deux choses :

  • une tentative de récupération maladroite par une liste de gauche des enjeux des quartiers populaires
  • la possibilité via des listes citoyennes de donner accès au pouvoir des personnes issues des quartiers populaires

Sabrina Haerinck, ex-gilet Jaune et ex-conseillère de Chambéry, autrice du livre « citoyenne à part entière, récit d’un coup du sort ».

Sabrina explique qu’on est venu la chercher, en tant que Gilet Jaune, pour figurer sur une liste de collectif citoyen à Chambéry en 2020 via un tirage au sort sur les listes électorales. Elle a un parcours qui coche toutes les cases de l’exclusion, de l’éloignement de la politique et se retrouve pourtant élue.

Elle explique aussi des désillusions après les élections, notamment dans le fonctionnement de la municipalité : pression de la tête de liste pour qu’elle se conforme aux pratiques dominantes, mécanismes de rapport de force, refus de se soumettre à la « hiérarchie » municipale, maintien de sa liberté de parole, etc.

Ce témoigne illustre qu’il ne suffit pas d’intégrer des personnes issues des parcours plus populaire : il faut aussi accepter leurs différences et s’y adapter.

Yasmine Bouagga, Maire du 1er Arrondissement de Lyon

Elle explique comment elle s’est retrouvée maire du 1er arrondissement de Lyon. C’est à la fois ses compétences mais aussi son profil « issu de la diversité » qui ont joué en sa faveur. D’une certaine manière, elle conteste ce dernier point et confirme qu’elle a hésité à venir à une table ronde sur les « invisibles » car elle ne veut plus être rangée dans cette case, mais être reconnue pour ses compétences. Le 1er arrondissement n’est pas un quartier populaire mais plutôt de classes supérieures.

Ce témoignage illustre qu’à un moment donné, la question des « origines » doit s’effacer pour laisser place à la personne et ses compétences propres.

Lors du débat, l’animateur a appelé la salle à voter pour ou contre les quotas pour l’inclusion des personnes éloignées de la politique. La salle a voté largement « pour » et les trois intervenantes ont voté fermement « contre ». En revanche, la discussion sur un quota limitant le nombre de personnes issues des classes dominantes, comme le propose Démocratiser la Politique, a reçu un accueil favorable, même si Adama et Yasmine se retrouveraient de fait dans le quota de classe dominante !!!

2.3.13        Du militantisme au mandat : renforcer le pouvoir d’agir avec la société civile

Cet atelier démontre les liens forts qui existent entre le parti et les associations proches tant au niveau national qu’au niveau local. C’est sûrement une marque de fabrique des Écologistes.

Benjamin Badouard assure des réunions régulières avec les grandes associations représentatives des enjeux sociaux et écologiques au niveau national.

Jérémie Godet explique comment une coopération avec les différentes associations du territoire a pu aboutir à des avancées sur la gestion de l’eau au niveau régional. Ces avancées ont été en partie torpillées ensuite par l’intervention directe de Macron sous la pression de la FNSEA et de la Coordination Rurale.

Laurence Ruffin, maire de Grenoble, montre comment la société civile s’est intégrée à sa liste. Elle témoigne aussi du fait que le passage de la direction d’une entreprise de l’ESS à la mairie de la ville s’est bien passé, car les approches sont similaires.

Le débat a porté la question des citoyens qui ne sont pas représentés dans la société civile. Laurence Ruffin a répondu en présentant les démarches pro-actives de la ville comme le fait d’associer un lien avec ces citoyens lors d’évènements sportifs ou culturels.

Il a aussi été question de la société civile plutôt opposée aux écologistes comme les chasseurs ou les contre-tout. Chloé Girardot-Moité, élue à Nantes a expliqué qu’elle avait souhaité maintenir la subvention à l’association de chasse mais que ces derniers l’avaient refusée !

2.4     SUJETS RÉGALIENS

2.4.1             Santé mentale

La santé mentale se dégrade avec le stress.

Les stress de la vie sont inégalitaires. Le risque est plus grand chez les plus précaires qui ont moins accès aux soins.

Le programme PISA affirme qu’environ 10% des enfants montrent des risques de santé mentale !

Il existe des initiatives isolées et ponctuelles selon les territoires :

  • Fresque de la santé mentale,
  • Maisons des adolescents en lien avec les ARS,
  • Un proviseur de lycée ( lycée la Provence verre à Saint Maximin dans le Var) s’occupe de la santé de ses élèves autant qu’il leur enseigne le programme de l’éducation nationale,
  • création de ressources spécialisées dans le périscolaire .

Mais il manque un déploiement national.

Il existe des outils à multiplier :

  • Le CLSM (Centre Local de Santé Mentale) qui rassemble tous les acteurs locaux et met en œuvre diagnostics locaux et solutions
  • Le Plan local de santé
  • Le Contrat local de santé mentale

Exemple de Lyon : la ville fait le constat qu’elle reçoit les enfants dans ses écoles et que ceci constitue un outil précieux pour repérer les problèmes et mettre en œuvre des solutions. Pour cela, les professionnels suivent des plans de formation à la santé mentale.

Ce que j’en retire :

  • Déployer une politique socio-environnemental et une collaboration intersectorielle.
    Les Conseils Locaux pour la Santé mentale (CLSM) sont un outil à mettre en place et à faire vivre dans toutes les communes.
    NB: existe à Chaville et par rapport à ce qui a été dit durant l’atelier est assez dynamique cf lien https://www.ville-chaville.fr/demarches-infos-pratiques/sante-solidarite/sante-mentale-1320.html
  • Déployer des points d’écoute sous différentes formes et en dehors des lieux connus ex stands marché

2.4.2             Loi « Permis de tuer » (loi sur la présomption de légitime défense de la police)

Effets délétères de l’impunité dont bénéficient déjà les membres de la police et dont ils bénéficieront encore plus avec cette loi proposant la présomption de légitime défense lors de l’utilisation d’une arme létale par un policier.

Or pour le bien des policiers eux-mêmes, il serait nécessaire que l’État soit en mesure de reconnaître les faits graves de sa police et de les sanctionner de manière juste (selon la loi). Une justice juste avec ses forces de l’ordre serait plus respectée des citoyens.

Dans les questions, une jeune femme a souhaité comprendre pourquoi des maires écologistes avaient augmenté les effectifs de la Police Municipale (PM). La réponse lui a été faite que les missions de la PM ne sont pas celles de la Police Nationale. La PM fait de la proximité et de la prévention.

Ce que j’en retire :

Appel à manifester à la rentrée contre cette loi (cf. Les appels des organisations).

2.4.3             La fiscalité, levier d’égalité et de bifurcation écologique.

La plupart des projets de la Transition Écologique (TE) ne sont pas rentables, selon la façon de compter aujourd’hui.

La fortune héritée représente 60% du patrimoine, elle n’était que de 30% dans les années 70.

9000 milliards vont être transmis d’ici 2040. « La grande transmission doit venir financer la grande transition ».

Poids des idées « zombies » ( idées zombies = on a prouvé qu’elles étaient fausses mais elles perdurent, comme : « trop d’impôt tue l’impôt », « il ne faut pas trop pénaliser les entreprises, cela pénalisera l’économie »…)

Un marché totalement libre cela n’existe pas, sinon c’est le Far West.

Il faut sortir du marché les produits les plus nuisibles, protéger les marchés.

Exemple : le contrôle technique des voitures c’est un « business model » qui n’existait pas avant sa mise en place.

Il est nécessaire de faire en sorte que les multinationales deviennent moins grosses et plus responsables.

Que peut-on en faire dans le contexte politique ?

On ne peut pas faire moins d’effort pour la TE que pour la Défense: dans les 2 cas on protège les Français !

  • Construire un budget écologique
  • Rembourser la dette
  • Avoir une croissance zéro

Quelle fiscalité ? Augmentation des recettes fiscales.

  1. Arrêt des cadeaux fiscaux de Macron qui ont fait perdre 2 points de PIB de recettes sur le budget.
    Il reste encore 16 milliards de budget néfaste au climat : avec des ristournes sur les consos énergétiques qui font que plus vous consommez d’énergie fossile, plus vous disposez d’aide !
  2. TVA écologique : moduler le taux selon l’impact écologique du produit
  3. Réduction des inégalités : taxe Zucman
  4. Porter la question de l’héritage. On est en train de devenir une société d’héritiers. La fortune héritée représente 60% du patrimoine, elle n’était que de 30% dans les années 70. 9000 milliards vont être transmis d’ici 2040 !

Ce que j’en retire :

La grande transmission doit venir financer la grande transition.

2.4.4                 Quels droits pour les animaux dans notre société ?

Intervenants : Malou Longo, Responsable plaidoyer faune sauvage et captivité pour Convergence Animaux Politique

Nikita Bachelard, Responsable du programme France du réseau association Quatre Pattes

Animation : Sylvain Maschino, Co-responsable Commission condition animale – Conseiller de Paris

L’art. L211-1 et suivants du code rural qui a 50 ans reconnaît les animaux comme des êtres sensibles (sentients) et impose des règles strictes pour leur identification, soins et protection, notamment pour les animaux d’élevage. Mais la cause animale est qiuq investie en France notamment dans les partis progressistes.

La capacité des animaux à comprendre leur environnement et à faire des choix est reconnue dans le Code Civil mais les animaux sont des OBJETS de droit mais NON DES SUJETS DE DROIT

  • La cause animale est morcelée entre plusieurs ministères
  • Des normes existent pour les animaux d’élevage
  • Les mauvais traitements aux animaux domestiques sont répréhensibles
  • Quelques progrès pour les animaux sauvages en captivité mais les animaux sauvages en liberté n’ont aucune protection

 

  • Pendant le premier Quinquennat : politisation de la condtiion animale avec le Parti Animaliste (créé en 2016) – 2021 loi de lutte contre la maltraitance animaleadoptée
  • Depuis 2022 dé-prioritisation de la condition animale, absence de stratégie sur le long terme
  • Animaux d’élevage : gros recul sur les conditions de l’élevage et le bien-être animal avec la loi d’urgence agricole : les élevages sont assimilés à une gestion industrielle

82% des Français sont opposés à l’élevage industriel et 51% des gens ont été influencés aux municipales par les positions des candidats sur le sujet.

La chasse : poids considérable de la Fédération des Chasseurs bcp plus important que dans d’autres pays d’Europe avec un lobbying politique agressif. Les 2/3 des animaux chassés sont élevés.

Actuellement les Associations se battent pour éviter les reculs

Le Plan National de santé alimentaire (élevage) n’a pas été mis à jour

En 2026 : el jour d’épuisement du stock de viande en France a été atteint le 11 avril. Pour respecter les limites il faudrait diminuer de 73% soit passer de 1000G de viande / hab / semaine à 300g. Attention à ne pas reporter la consommation de viande rouge sur le poulet.

Quelques progrès :

  • Modifications de normes en cours pour élévage des porcs / poules pondeuses via les régulations européennes
  • Des progrès pour les animaux sauvages en captivité
  • Chasse au trophée de loisir avec importation a été interdite

2.4.5             Précarité énergétique

Précarité thermique sous deux aspects :

  • Froid, habituel, question de moyens financiers pour éviter la souffrance
  • Chaud, nouveau à Paris, subi car la solution n’est pas que financière. Mais la climatisation augmente le cout annuel des énergies. De plus, nous avons une moins bonne maîtrise de la climatisation.

Comme Paris est touché, c’est donc enfin un mal!

Le marché carbone a bien fonctionné pour les industriels de 2005 à 2025, l’extension aux particuliers (ETS-2) n’est pas une bonne idée car son impact sera de 155€ par an par foyer .

Heureusement, un report est imposé à 2028 par les états pour son impact en raison du risque inflationniste. Les revenus générés seront de 7Mds€ / an, à pointer pour les plus précaires dans son utilisation.

Or, le signal prix sur le consommateur n’a pas d’impact sur les comportements des plus aisés qui sont les plus pollueurs … C’est donc un outil d’amplification de la précarité.

Il faudra modifier le traité car le marché ne jamais compenser la précarisation systémique. Le marché ne peut pas protéger le vivant, c’est la politique qui va éviter la précarité. On n’est jamais précaire par choix.

Certains logements ne peuvent pas être rénovés, les techniques ne peuvent pas être efficaces, il faut donc utiliser ces espaces pour autre chose ( séchoir, garde meuble, etc..)

La précarisation est aussi une question de santé publique. Au rythme actuel, il faudra 3 à 4 siècles pour rénover le parc des logements français

Qui profitent des aides, 7 millions de propriétaires de logements et 8 millions de résidences principales sur 38 Millions de logements

L’idée est de créer l’agence de rénovation européenne. La nécessité de rénover les logements est équivalente à l’imposition des toilettes et salle de bain dans les logements à la sortie de la guerre.

2.4.6             Audiovisuel public

 Attaquer l’audiovisuel public est une constante de l’extrême droite. “L’audiovisuel public est un repère de gauchistes” + attaque du cahier des charges (diversité, etc )

Légitimation des médias d’extrême droite .

La fragilisation de l’audiovisuel public depuis 15 les a aidés.

Note de l’institut Montaigne – Olivier Babeau 2016 sur l’utilité de l’audiovisuel public – puis un débat au titre stupide – organisé par Charles Alloncle des jeunes sarkozystes

Filière Audiovisuel: 260 000 emplois

Sophie Taille-Polian (EELV)

  • Renforcer l’indépendance des rédactions avec un dépôt d’agrément (?)
  • Garantir des moyens pluri annuels
  • Plus de démocratie en interne et avec les usagers sur la grille des programmes (?)

Sylvain Bourmeau (essayiste)

  • La suppression de la redevance est la pire des décisions. Cette création en france date de mai 1933 pour ne pas laisser la radio aux mains privées.
  • Le service public doit échapper à la concurrence
  • Il est très hostile à la mesure d’audience et à l’indépendance privée de la production

Emmanuel-Alain Raynal (producteur)

  • La production audiovisuelle est plus chère que la radio donc il faut partager les coûts et donc les droits
  • Il faut un Contrat d’Objectifs et de Moyens au service public audiovisuel (il n’y en a plus depuis 2024)
  • Il faut peut être une mutualisation/fusion FTV/Radio France pour faire des économies

2.4.7             Inondations, fissures, tempêtes…Face au climat qui assure ?

Le débat porte sur les actions à conduire à tous les échelons de la gouvernance du national au local.

Pour mémoire, seuls certains phénomènes sont couverts par le système des catastrophes naturelles liées au dérèglement climatique. Typiquement la fissuration des maisons liées au retrait gonflement des argiles (RGA) n’est pas couvert. Nous allons donc vers des bombes à retardement sociales pour celles et ceux qui sont concernés et qui peuvent perdre le seul patrimoine dont iels disposent.

Sandrine Rousseau a proposé un texte pour le RGA soit intégré au système, mais les sénateurs ont voté contre car cela coûterait trop cher !! Ils savent donc que c’est un sujet, mais s’en lavent les mains !

Le débat porte sur :

  • La question du financement de ce risque se pose et une solution doit être trouvée (exemple : faire payer les permis de construire).
  • Au niveau local, faut-il encore donner des PC dans des zones à risque futur ?
  • Faut-il tout assurer ou se limiter aux besoins essentiels ? Par exemple, si une piscine fissure, faut-il couvrir ce risque ?
  • Il y a des solutions de surveillance et de prévention qui peuvent être envisagées (capteurs d’humidité et hydratation des fondations au goutte-à-goutte)

L’atelier démontre qu’il y a une grosse impréparation générale sur la question et que les assureurs privés vont progressivement se retirer.

Remarque : pour Chaville, une étude sur le risque RGA des bâtiments communaux a été engagée. Reste à voir quelle suite sera donnée.

2.5     Et en rab :

  • Bilan des député.es ( ils étaient 14 sur 38 du groupe Ecologistes et social), fort intéressant. Style et méthodes incomparables (bienveillance, collectif) de Cyrielle chatelain en tant que cheffe du groupe.
  • Bilan des Sénateurs (ils étaient 11 sur 16 du Groupe Ecologiste au Sénat), très intéressant
  • Plénière de fin : « le chaos climatique, est-ce la faute des Ecologistes ? » avec des interventions inégales mais beaucoup de témoignages qui enjoignent à continuer de se battre.
  • Tente de la FEVE avec des sujets fort intéressants pour les élu.es. On ne saurait leur recommander d’adhérer et de suivre les infos/échanges.
  • Présence d’un stand de « formation » pour les nouveaux et nouvelles adhérent.es. Je n’avais pas vu de telle initiative aux JDE précédentes.
  • Laurence Ruffin est une maire enthousiasmante.
  • Le maire communiste de la commune de Saint Martin d’Hères sur lequel se trouve le campus universitaire a été très clair sur la nécessité de parler de « lutte des classes », vocabulaire peu emprunté par les écolos.
  • Échanges en off avec Charles Fournier et Vincent Pruvost, un élu de Romainville, pour imaginer un représentant de la nature aux conseils municipaux.
  • Présence appréciée d’Amine Kessaci, accompagné d’un remarqué dispositif de sécurité …
  • Et très important pour le moral : côté «casse-croûte » il y avait plein de foodtrucks divers et ça changeait d’autres JDE moins bien achalandées !!
  • ENFIN : Les JDE se produiront encore deux années à Grenoble (suite à un contrat sur 3 ans passé avec l’Université). Qu’on se le dise !
 

Partager sur vos réseaux